Portrait de femme

Portrait de femme

Préparant les festivités de la chandeleur et de Mardi gras, des effluves émanent de mes souvenirs d’enfance. Petit bout de femme mais grande cuisinière, tu m’as légué l’amour de la table. Il fallait pouvoir te suivre, d’un caractère ou le mot « fort » est un euphémisme, rien en cuisine ne devait être oublié, tout devait être parfait. Nos grandes tablées ressemblaient à une danse de Béjart, où tes enfants cuisinier et pâtissier honoraient tes plats. Doux sons des casseroles et cuillères qui virevoltaient, odeurs du four et de ses victuailles, puis  ta voix nous  sommait « de commencer avant que cela ne refroidisse », voilà à quoi ressemblait notre repas dominical.